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Catalogue

Gazette mai 06

Arthur Rimbaud

Une saison en Enfer

Lire un extrait de la préface inédite d’Aragon

L’écriture d’Une Saison en Enfer intervient en 1873, alors que Rimbaud s’isole dans la ferme familiale après le « drame de Bruxelles ». Selon les mots de Verlaine, ce recueil est une « prodigieuse autobiographie psychologique, écrite dans cette prose de diamant qui est la propriété exclusive de son auteur ». Une Saison en Enfer est aujourd’hui considérée comme une des œuvres les plus importantes de la poésie française. Le Temps des Cerises entreprend donc de republier ce texte, complété par un appareil de notes important qui permet de replacer ce livre dans son contexte et de mieux l’appréhender. De plus, cet ouvrage contient une préface d’Aragon, inédite jusqu’à aujourd’hui. Écrite dans les années trente pour une édition anglaise d’Une Saison en Enfer, Aragon, au sortir du surréalisme qui doit tant à ce texte, s’insurge contre la tentative de récupération religieuse par Claudel et Paterne Berrichon dont il fit l’objet. En annexe figurent la « Lettre du voyant », lettre à son ami Paul Demeny dans laquelle Rimbaud expose sa conception de la poésie, ainsi qu’« Un cœur sous une soutane », texte satirique de jeunesse où Rimbaud se moque d’un séminariste de Charleville. Dans la postface, Olivier Barbarant revient sur les liens qui unissent Aragon à Rimbaud et à ce texte. Ce volume permet donc au lecteur une étude approfondie de la Saison en Enfer.

Complétée par un appareil critique sous la direction d’Olivier Barbarant

Prix

12 €

Quantité & panier

605 en stock

Caractéristiques

  • Pages : 140
  • Langue : Français
  • ISBN : 9782841098965
  • Dimensions : 140 x 200
  • Date de sortie : 12/09/2011

à propos de l'auteur

Author

Arthur Rimbaud nait le 20 octobre 1854 à Charleville dans une famille bourgeoise, traditionnelle et conservatrice. Il est le deuxième de cinq enfants. Son père est militaire et sa mère est fille de propriétaires ruraux. Son père quitte la famille en 1861. Sa mère, figure rigide, très dévote et peu affectueuse élève seule, selon des principes éducatifs très stricts, Arthur et ses autres enfants. Le jeune Arthur est un élève modèle durant ses années d’école. Il obtient plusieurs prix d’excellence en littérature. En 1870, il fait une rencontre capitale dans sa vie future de poète. Cette année là, Georges Inzambrard est nommé professeur de rhétorique au Collège de Charleville. C’est grâce à l’influence libératrice de ce jeune professeur que Rimbaud découvre les parnassiens (Leconte de Lisle, Banville, Verlaine) et commence à écrire des vers en français. En août 1870, la France entre en guerre contre la Prusse et Arthur fait ses premières fugues à Paris. Il est attiré par l’esprit révolutionnaire qui empreigne la capitale. A Paris, ayant quitté ses études, il fréquente le café Dutherme où il connait l’homme qui le recommande à Paul Verlaine. Verlaine reçoit avec enthousiasme ses poèmes et il devient son ami. Rimbaud s’installe alors dans le cercle familial de Verlaine. A partir de 1871, la relation entre les deux poètes devient de plus en plus intime. Verlaine abandonne femme et enfants et ils commencent ensemble une vie d’errance et de bohème entre drogue et alcool. Pendant cette période, il écrit « Les Illuminations » et « Une saison enfer ». Leur relation tumultueuse a une issue tragique. Le 10 juillet 1873 Verlaine achète un pistolet et tire sur Rimbaud, le blessant au poignet. Verlaine est emprisonné et leur histoire se termine. Rimbaud décide par la suite d’abandonner la poésie. Il commence à voyager d’abord en Europe en vivant de petits boulots, puis, insatisfait de cette vie, il va en Afrique où il gagne sa vie en faisant du commerce. En mai 1891 son retour en France est précipité par une synovite au genou qui obligera les médecins à lui amputer la jambe droite. Il meurt à Marseille le 10 novembre 1891 à l’âge de 37 ans. Son œuvre poétique est profondément marquée par sa vie surprenante et pleine d’aventures. Ses vers découlent de son expérience de vie. Ils sont imprégnés d’idées anti-bourgeoises et libertaires.

Revue de Presse