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Earl Lovelace

Le Sel

« Ils avaient mangé le sel et s’étaient rendus trop lourds pour voler. »

Ainsi Bango raconte-t-il la souffrance des Noirs de la Caraïbe, incapables de conserver les pouvoirs magiques et la sagesse de leurs ancêtres repartis pour l’Afrique. Bango s’efforce de maintenir vives les traditions indigènes de Trinité et considère qu’il est de son devoir d’aider ses camarades, quel qu’en soit le prix.

C’est aussi dans l’humidité de la plantation que grandit Alford George. Alford va s’élever, devenir un exemple pour les gens de Cascadu. Professeur dévoué, respecté et craint, le jeune homme entre en politique. Mais il lui faut revenir aux racines du peuple dont il se veut désormais le porte-parole, au risque de perdre ce qui a fait de lui l’homme qu’il est devenu.

Récompensé en 1997 par le Commonwealth Writers Prize, Le Sel dépasse la satire socio-politique et interroge la possibilité pour une nation de se projeter dans l’avenir en étant coupée de ses bases.

Earl Lovelace est l’un des auteurs caribéens les plus importants d’aujourd’hui. Ses romans sont d’une très grande richesse littéraire, son humour, son attention au peuple de Trinité-et-Tobago, à son histoire et à ses luttes font de lui une figure digne des grands romanciers de la littérature mondiale contemporaine. Reconnu dans le monde anglo-saxon, lauréat de différents prix internationaux, il n’est malheureusement que très peu connu du public francophone.

Traduit de l’anglais (Trinité-et-Tobago) par Alexis Bernaut & Thomas Chaumont.

C’est juste un flm publié en 2017 par Le Temps des Cerises est toujours disponible.

Prix

22 €

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Caractéristiques

  • Pages : 365
  • Langue : Français
  • ISBN : 978-2-37071-157-1
  • Dimensions : 14 x 19.5
  • Date de sortie : 06/09/2018

à propos de l'auteur

Author

Earl Lovelace, né le 13 juillet 1935 à Toco dans les îles de Trinité-et-Tobago, est un romancier, dramaturge et journaliste antillais. Il travaille pour le Trinidad Guardian de 1953 à 1954. Il entre ensuite au Département des Forêts de 1954 à 1956, puis au Département de l'Agriculture des îles pendant dix ans. Il fait des études supérieures aux États-Unis à l'Université Howard de Washington, puis à l'Université Johns-Hopkins de Baltimore où il obtient une maîtrise. Il enseigne ensuite dans plusieurs universités américaines avant de revenir à Trinité-et-Tobago en 1982 où il devient chroniqueur pour le Trinidad Express, en plus d'écrire des articles pour plusieurs magazines. Il amorce sa carrière littéraire dès 1965 avec le roman While Gods are Falling. La notoriété lui vient toutefois en 1979 avec la parution de La Danse du dragon (The Dragon Can't Dance).

Revue de Presse

rfi.fr, le 24 août 2018

Dans le Trinidad d’Earl Lovelace, la colère gronde derrière le masque du carnaval et du calypso

Romancier, nouvelliste, homme de théâtre, Earl Loverlace est l’une des caribéennes les plus respectées.
A l’âge de 83 ans, Earl Lovelace est considéré comme l’une des grandes voix littéraires de la Caraïbe anglophone. Nouvelliste, homme de théâtre et romancier, il a été souvent primé dans les pays de langue anglaise, mais malheureusement peu traduit en français. Son troisième roman La Danse du dragon, paru en 1979 et estimé par la critique comme un chef-d’œuvre à portée universelle, mettait en scène la misère et les privations du petit peuple trinidadien des favellas, sur fond du Carnaval qui fait danser les bidonvilles au rythme du calypso.

Récompensé par le prestigieux Commonwealth Writers Prize en 1997, le cinquième roman du Trinidadien Le Sel que publient les éditions Le Temps des Cerises en cette rentrée littéraire, est également un roman envoûtant, qui se partage entre le fantastique et le réel, et fait une large place aux légendes et mythes. Le récit s’ouvre sur la légende de Guinea John dont la tête avait été mise à prix à l’époque de l’esclavage par le pouvoir blanc, qui l’accusait de comploter pour massacrer les populations blanches. Pour échapper aux militaires envoyés à sa recherche, l’homme, semble-t-il, « escalada la falaise à Manzanilla, se cala deux épis de maïs sous les aisselles et s’envola vers l’Afrique, en emportant avec lui les mystères de la lévitation et du vol ». Or ses proches qui étaient en captivité ne purent en faire autant car, comme le raconte la légende, « ils avaient mangé le sel et s’étaient rendus trop lourds pour voler ».

Le roman de Lovelace retrace aussi les parcours parallèles de deux hommes animés par leur ambition commune d’améliorer le sort de leurs concitoyens, mais leurs méthodes pour y parvenir divergent. Professeur dévoué et respecté, Alford s’engage dans la politique mais se voit contesté car il s’est coupé des racines du peuple, alors que Bango, lui, est resté proche des valeurs traditionnelles de la population. Leurs chemins vont se croiser, mais le véritable protagoniste du récit est sans doute l’île de Trinidad dont peu d’écrivains ont su raconter la complexité et la magie avec autant d’énergie.

Le Sel, par Earl Lovelace. Traduit de l’anglais par Alexis et Thomas Chaumont.