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Cunhal_À demain, camarades_couv site

Manuel Tiago (Alvaro Cunhal)

À demain, camarades !

Portugal, 1944. La dictature ronge le pays, servie par une police politique implacable.
Dans les usines, ateliers et campagnes du Ribatejo, province proche de Lisbonne, le peuple, exploité, volé par les puissants, survit dans un climat délétère et le manque des denrées de première nécessité. Des hommes et femmes du Parti communiste portugais, alors clandestin, œuvrent dans l’ombre à encourager et fédérer les luttes locales. Ils ont quitté leur vie d’avant pour des raisons différentes, mais dans un but commun : servir la justice, le peuple et le parti, avec plus ou moins de réserve ou de dévouement. Leur travail, qui s’appuie sur un vaste réseau de paysans et ouvriers affiliés ou sympathisants, culmine avec la préparation d’une grève générale dans la région, qui dépassera leurs attentes mais entraînera une répression féroce, dont il faudra se relever.Dans une langue visuelle et sans mâcher ses mots, que ce soit dans la louange ou la critique, la description ou l’action, Álvaro Cunhal dresse une fresque sociale et narrative, profondément humaine. Par le quotidien des fonctionnaires du Parti et celui des paysans et ouvriers ruraux, peu politisés, il dévoile un aspect méconnu de la lutte contre Salazar et place l’humain, avec ses doutes, convictions, tensions et affinités, désirs et frictions, au cœur de son récit. Directement inspiré de son expérience, À demain camarades, paru en 1974, est l’un des livres marquants de la littérature portugaise du xxe siècle. Il a fait l’objet de douze rééditions et d’adaptations au théâtre, au cinéma et à la télévision.

 

L’humanité profonde dans l’austérité de ceux qui dédient leur vie à la cause de la libération d’un peuple est servie par la fluidité de la narration, les réactions de nombre des personnages. S’il est certain que la campagne et les paysans pauvres et exploités, les pinèdes dans la brume, la méfiance des humbles, la bravoure des ouvriers dans leurs grèves apparaissent ici, le thème central est bien la vie du Parti, les liaisons, les maisons d’appui, les entrevues et précautions ; et finalement la prison, la torture, la mort. De fait un roman historique, à divers titres : en tant qu’œuvre d’art, en tant que témoignage à portée sociologique et politique, en tant qu’exercice moral (ne pas confondre avec moralisateur, au sens strict et apologique). En somme, un grand livre, surprenant et associant les sentiments humains les plus purs et forts avec la simplicité et la rigueur transparente de l’expression.
Urbano Tavares Rodrigues

Prix

22 €

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Caractéristiques

  • Pages : 554
  • Langue : Français
  • ISBN : 9782370711274
  • Dimensions : 140 x 195
  • Date de sortie : 14 octobre 2017

à propos de l'auteur

Author

Álvaro Cunhal (1913-2005) fut un homme politique, intellectuel, artiste et écrivain portugais. Auteur d’une thèse de droit sur l’avortement et sa dépénalisation, militant communiste dès 1931, il est poursuivi par la dictature et vit dans la clandestinité jusqu’en 1974, connaissant la torture et la prison. En 1953 s’élève un mouvement international pour sa libération, dont font partie les écrivains Jorge Amado et Pablo Neruda, qui lui dédie le poème La Lámpara Marina. Évadé, réfugié en URSS puis en France, il rentre au moment de la Révolution au Portugal, où il sera plusieurs fois ministre et député. Il est l’auteur, parfois sous le pseudonyme de Manuel Tiago, d’une œuvre picturale, littéraire et politique importante (dessins, peintures, articles, essais, nouvelles, romans, histoires jeunesse, traduction), souvent rééditée et étudiée au Portugal, encore inédite en français, à l’exception de l’essai Le Parti en toute transparence (traduit par Miguel Queiroz et Aymeric Monville, Delga, 2013).

Revue de Presse

♦ À lire sur le blog Lusojornal :

«La fiction étant toujours un prolongement de la réalité», comme l’affirme l’écrivain Luis Sepulveda, le lecteur aura un regard d’autant plus averti sur ce roman qu’il connaîtra le parcours d’Álvaro Cunhal, dont les œuvres de fiction ont été publiées sous le pseudonyme de Manuel Tiago. Lire la suite

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À lire dans la version papier du Lusojornal

Camarades

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à lire dans L’Humanité du 4 décembre 2017 :

« Si nous tuons le rêve, nous nous tuons aussi. »

 

Connaissez-vous Manuel Tiago ? Il s’agit du pseudonyme d’Álvaro Cunhal, Secrétaire Général du Parti Communiste Portugais de 1961 à 1992. Si au Portugal il est reconnu pour sa qualité d’écrivain, il ne l’est pas du tout en France. Il est méritoire que la maison d’édition Le Temps des Cerises rende accessible cet ouvrage

À demain, camarades est édité au lendemain de la révolution des œillets (avril 1974). En 1944 des militants communistes clandestins sous la dictature de Salazar, vivent dans la clandestinité, tissent des liens avec la population, distribuent des tracts, vendent des journaux dans un contexte étouffant et mortifère. Les descriptions de l’abnégation et du sacerdoce de ces militants sont poignantes. On suit à perdre haleine leurs parcours d’un hameau à l’autre, leur traversé des champs, des forêts, craignant d’être suivis. On découvre avec intérêt ces fonctionnaires du PCP, qui n’ont rien de fonctionnaires mais qui donnent tout à leur idéal et à leur parti.

Dans la campagne profonde, spoliée par la dictature et le patronat, les personnages doutent de leur action, de l’efficacité de leurs initiatives dans une subtile dialectique. Dans ce Portugal de régression, mettre un tract sous une pierre dans un champ, c’est aussi risquer la vie, pour le moins la prison et la torture. Ils tentent de convaincre de la justesse de leur analyses et proposent des actions notamment une grève. Celle-ci d’une ampleur dépassant leurs espérances provoquera une réaction des plus vives. On est bouleversé à la mort d’Isabel, de Ramos et d’autres. On est pantois  devant la profondeur de l’amour inabouti de Maria pour Ramos.

L’écriture est souple, articulée et belle. Il y a du Germinal et de l’Aragon avec les Communistes dans cette fresque romanesque.

Álvaro Cunhla surprend. Il n’écrit pas un livre pour diffuser une conception politique, il rédige un récit dans lequel il illustre la condition des femmes et des hommes qui vivent leur idéal, il souligne que l’émancipation humaine n’est pas un processus linéaire mais que le sens de l’Histoire donne raison à ses héros. Il met dans la bouche de Paulo des propos d’une grande beauté politique :

« Les militants donnent tout, camarade, mais ils ne doivent pas renoncer à tout. Si nous tuons le rêve, nous nous tuons aussi en tant qu’êtres humains. » 

Un livre d’une profonde humanité qui marque le lecteur.

 

Philippe Pivion

À demain, camarades !

de Manuel Tiago aux éditions le Temps des Cerises.

Camarades_Lhuma_12_2017

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